Conclusions
L'analyse en Composantes principales des départements selon leur densités de médecins généralistes et 9 spécialistes en santé, a montré que, globalement, les départements étaient distribués suivant un gradient principal allant de ceux avec des densités faibles pour l'ensemble des médecins, à ceux avec des densités élevées pour l'ensemble des médecins.
Ensuite, la classification ascendante hiérarchique a mis en évidence quatre profils communs, par rapport aux densités départementales de médecins.
• Comme on pouvait s'y attendre, la ville de Paris est ressortie à part, avec de grandes densités de médecins (7 spécialistes sur 10 sont les plus denses dans la capitale).
• A l'autre extrémité, 44 départements ont des densités basses pour l'ensemble des professionnels de santé pris en compte dans cette analyse (classe 1), et sont situés plutôt dans le centre de la France.
• Le profil avec des densités moyennes de spécialistes en santé (classe 2), regroupe 38 départements, situés plutôt à l'ouest et à l'Est de la France;
• Enfin, un profil avec de grandes densités de l'ensemble des professionnels de santé, est apparu, regroupant 13 départements, essentiellement sur le pourtour méditerranéen et le sud-ouest ;
Les analyses ont été réalisées avec des données au niveau département, elles peuvent donc cacher les disparités qui existeraient entre les grandes villes et les villes moyennes ou la campagne au sein d'un même département.De même seuls les médecins généralistes et 9 spécialités ont été prise en compte.
Cette approche exploratoire de l'analyse des données de densité de personnel de santé au niveau départemental est complémentaires des résultats de l'étude de Doctolib et et la Fondation Jean Jaurès basée sur les délais médians pour obtenir des rendez-vous ("Cartes de France 2026 de l'accès aux soins"), C'est une vision globale permettant de mettre à jour des profils de densité de médecins communs à plusieurs départements métropolitains.